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Tome premier.
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POÉSIES.

— Adieu, cruelle Claire;

Rien ne puis-je obtenir?

— Quand vous voudrez cliose que puisse faire,.Preux chevalier, vers moi faut revenir.

Le chevalier colèreSort, la fureur au sein :

De se venger de la fidèle ClaireAurait-il donc le barbare dessein ?

Plus dur qu’il ne fut tendre,

Le monstre n’aime plus ;

Chez l’argentier tout d’abord s’en va prendreTrois anneaux d’or pour punir ce refus.

Le lendemain se jetteSur son puissant cheval,

Les trois anneaux portant dans sa pochette.

O chevalier ! lu vas faire du mal.

Le premier qu’il avise,

C’est le brave Fernand ,

Qui retournait, après la ville prise ,

A son châtel, voir la mère et l’enfant.

Tous deux quittent la selle ,

Causant en bons amis :

— M’apportes-tu quelque douce nouvelle.

Franc chevalier, de Claire et de mon fils?

— Ta Claire est toujours belle ,

Le beau garçon va bien.

— Mais dis-moi vrai : Claire est-elle fidèle ?

— Vois ces anneaux.... ne t’apprennent-ils rien?

Sur son coursier s’élanceLe malheureux Fernand.

Baissant son casque et brandissant sa lance ;

— Meurs , ou me tue , ô chevalier méchant ï

Se bat à toute outranceL’un et l’autre guerrier.

Enfin Fernand , par trop juste vengeance ,

Perce le cœur du félon chevalier.

Galopant ventre à terre ,

Arrive le jaloux.

— Oh! levez-vous, Claire, ma fille Claire:

Je vois venir mon gendre et votre époux.