POESIES.
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Il nous a fait naître Suisses,Et, par ses fa\eurs propices,Les pères et les enfantsSont à i’abri des tyrans.
NB. Quelque simple que soit cette imitation, l’original estencore beaucoup plus simple : les détails que permet la langueallemande sont quelquefois si triviaux rendus en français, quele traducteur n’a osé les hasarder tous. Cette chanson, du reste,n’est que pour les paysans : c’est pour eux qu’elle est faite : ellene va bien que dans leur bouche, et c’est à eux seuls qu’il siedde la chanter. Que ferait-elle parmi des airs d’opéra? II im-porterait beaucoup dans la Suisse française d’introduire de pa-reilles chansons nationales. Qui n’aimerait mieux les entendrechanter à nos moissonneurs ou à nos vendangeuses, que ceschansons indécentes ou absurdes dont l’oreille est souvent fati-guée dans le Pays de Vaud : le moral y gagnerait sûrement.
CHUT PATRIOTIQUE
DU JEUNE SUSSE Ql;l VA PARCOURIR SA PATRIE.
Salut à vous, ô monts de l’Helvétie,
Lacs et cantons que je vais parcourir !
Je vous présente un fils de la patrie,
Qui, dans son sein, veut y vivre et mourir:
Digne du nom qu’il porte et qu'il révère,
Sensible et fier, brave et simple à la fois,
De ses aïeux il visite la terre,
Et des vieux temps recueille les exploits.
Quel beau théâtre et d’houneur et de gloireParaît et s’ouvre à taon œil enchanté !
Partout j’entends cris et chants de victoire,Partout je vois courage et liberté.
Dans un pays où, pour briser sa chaîne,
Tout citoyen fut autrefois soldat,
Chaque cité, chaque mont, chaque plaine.
Peut se vanter d’un siège ou d’un combat.