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NOTICE BIOGRAPHIQUE
en peau ou cuir, mais en soie ou velours ; la seconde,que sir William Jones et M. Wilkes, connus l’un etl’autre par leurs études et leurs travaux dans la litté-rature indienne, pourraient toujours, quand ils ledemanderaient, en avoir chez eux un volume contreun récépissé signé de leur main.
Le colonel Polier avait aussi rassemblé un grandnombre de manuscrits arabes et persans, dont il laissaquelques-uns à Paris, entre les mains de M. Langlès,l’un des premiers orientalistes de l’Europe. De retourdans sa patrie, il trouva à Lausanne une de ses pa-rentes plus instruites que ne le sont la plupart desfemmes, c’était M me de Polier*, chanoinesse du Saint-Sépulcre ; il lui confia l’exploitation de ces manuscritsmythologiques : « car, disait-il, je suis trop paresseuxet je n’écris pas assez bien pour les rédiger moi-même : » en effet, avec le luxe oriental et d’immensesrichesses, il avait rapporté de l’Inde toute l’indolenceasiatique.
Le célèbre historien Gibbon vivait alors à Lau-sanne ; il se lia avec le colonel Polier, qui lui proposade se charger de cette rédaction ; le savant Anglais yconsentit sous la condition expresse d’être le maîtred’arranger et d’employer ces matériaux comme il
* M mes les chanoinesses de Pont-Wullyamoz et de Polier,toutes deux douées d’une grande facilité, avaient adopté aussi
le genre roman. M me de Polier traduisait de l’allemand
Antonie et d’autres petits romans. Elle rédigeait aussi le Jour-nal de Lausanne , recueil littéraire mensuel, qui avait succédéau journal hebdomadaire du professeur Lanteires. Gaullicur ;lïtudes sur l’histoire littéraire, etc. (Edit.)