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FRAGMENT
supérieur est un musée rempli de toute espèce d’objetscurieux. Dans cette ville , toutes les horloges devan-cent les nôtres d’une heure, si bien que les Bâloiscomptent midi quand nous comptons onze heures,sans qu’ils puissent donner aucune raison satisfaisantede cet usage : Paul Ilenlzner, dans son Itinéraire del’an 1597, fait déjà mention de cette singularité. Lesdames bâloises se montrent rarement en public etjamais dans les festins. Dans le petit Bâle, qui est jointau grand par un pont de bois bâti sur pilotis, il yavait, avant le changement de culte, une célèbrechartreuse, de laquelle plusieurs manuscrits ont passédans la bibliothèque publique dont nous venons deparler. Je n’en indiquerai que deux, l’un qui renfermeles statuts de l’ordre des Chartreux, par Guignes, etl’autre la vie de S‘ Bruno. A deux lieues au-dessus deBâle était jadis sur le Bhin l’Auguste des Bauraques(maintenant le village d’Augst), siège primitif desévêques de ce diocèse.
Le 21 juillet, munis de bonnes recommandations,nous partîmes à cheval d’IIuningue, et après avoirtraversé Bâle, nous abordâmes bientôt le territoiregermanique, en disant adieu pour trois mois à notrelangue et à notre manière de vivre, pour prendrecelle des Suisses et des Allemands, dont voici unéchantillon : Lorsqu’on arrive dans une auberge,l’hôte et l’hôtesse vous tendent la main, en vous assu-rant qu’il ne pouvait venir chez eux personne qui leurfût plus agréable : on entre ensuite dans la chambreà manger, laquelle est habitée par une telle quantité
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