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Tome douzième.
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RELATIF A LA SUSSE.

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îors y était assemblée. Ayant obtenu audience del’ambassadeur de France, marquis de Gravelle, nouslui remîmes nos lettres de recommandation du com-mandant d’Huningue, et de son accueil favorable nousdûmes conclure que nous lui avions déjà été recom-mandés d’autre part, car non-seulement il eut labonté de nous admettre à sa table, mais encore il nousdéfraya dans notre auberge. Les hôtels de cette villesont élégants, principalement celui du canton deBerne : ils sont tous blanchis en gypse et peints endehors ; la grande église est dédiée à l’Assomption de labienheureuse Vierge. Quoique nous ne sussions pas lalangue, nous nous y rendîmes le jour de S le Madeleinepour observer la règle de notre ordre. Un prédicateurlut d’abord l’Evangile du jour en langue vulgaire,l’auditoire étant respectueusement debout, les hommesséparés des femmes ; après cette lecture, tous s’étantassis, il fit son sermon de la manière ordinaire, saufque les assistants récitèrent la Salutation angélique.Nous observâmes dans cette église que le baptistère,placé à l’extrémité septentrionale de la nef, se trou-vait sous une colombe suspendue en mémoire du bap-tême du Christ.

Le soir du même jour nous allâmes visiter , à unquart de lieue de Baden, une abbaye de Citeaux,appelée primitivement l’Etoile de la mer, puis Wet-tingen, du nom du village le plus voisin : elle futbâtie en 1227 au bord de la Limmat. Ayant salué lerévérend abbé, nous ne vîmes parmi les conventuelsque Joseph Meglinger, religieux aussi docte que mo-

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