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Tome douzième.
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FRAGMENT

deste, qui nous donna amicalement deux petits ou-vrages , dont il est à la fois l’auteur et l’imprimeur :l’un est Y Annuaire des Citeaux, où se trouvent lesbiographies des saints de son ordre, écrites avec élé-gance ; l’autre est un voyage (lier cisterciense) qu’ilcomposa à l’occasion du Chapitre général auquel ilassista en 1667. En dehors de cette église s’élève surla gauche la tombe de l’empereur Albert I er , dontHenri YII fit dans la suite transporter le corps à Spire.Tout dans ce temple est dans un ordre et une propretéqui ne se trouvent pas même dans nos cathédrales. Lereligieux que nous venons de nommer relève cettedifférence dans son voyage : « J’ai vu, dit-il, à Dijonde vastes églises, mais très-mal tenues ; le grand autelest à peu près ce qui est le moins mal soigné : l’obs-curité du reste de l’édifice, les toiles d’araignée et lamalpropreté générale rendent ces églises bien infé-rieures à celles d’Allemagne, soignées avec tant dedévotion qu’elles semblent vouloir imiter les demeurescélestes. » Les Allemands font consister leur piété engrande partie dans cette élégance et dans la musiquesacrée, tant vocale qu’instrumentale ; chose que nousFrançais regardons comme des obstacles à la vérita-ble piété. Je ne parle que de la dernière, car il seraità désirer que nous eussions autant de goût pour lapropreté de nos églises que les Suisses et les Allemandsen ont pour la musique sacrée.

Nous quittâmes Baden le lendemain, munis delettres de l’ambassadeur pour plusieurs hommes illus-tres d’Allemagne. Son secrétaire nous conduisit à