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Tome douzième.
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FRAGMENT

maison descendent par les femmes, et non par leshommes, comme on le prétend mal à propos, desanciens comtes de Habsbourg, et qu’en ligne mas-culine ils descendent des comtes de Thierstein. Nousvîmes ces documents originaux dans la bibliothèquede Mûri, ainsi que d’autres manuscrits, parmi lesquelsil y en a un très-ancien, qui contient, après le traitéde Bède sur les temps où les six âges du monde, laChronique de Régi non avec sa continuation par sesdisciples Hermann et Berchtold. Cette chronique finitcomme l’édition imprimée, mais elle porte les annéesen marge ; ce qui a fait croire que cette chronologiea été ajoutée après coup : cependant le manuscrit deGemblac, d’une authencité reconnue, indique égale-ment les années comme celui de Mûri. A la tête d’unmanuscrit d’environ six cents ans d’antiquité est peintS‘ Benoît, assis, une crosse à la main, portant un ca-puchon noir, une tunique blanche et des souliers grisfoncé. Dans un Nécrologue mêlé avec le calendrierdes saints est notée la date de la mort de plusieurspersonnages distingués. Un autre obituaire mentionneles hommes les plus illustres de la maison de Habs-bourg. Parmi les manuscrits d’une date plus récenteest un Traité des antiquités de l’abbaye des Bénédictinsde Pfeffers, située sur les frontières de la Suisse dansle pays de Sargans. Son auteur, Auguste Stoklin,d’abord doyen de Mûri, puis abbé de Pfeffers, le com-posa en 1628 ; on peut y apprendre bien des chosesremarquables, ainsi que dans d’autres ouvrages éga-lement exacts et élégants, sortis de la même plume.