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Tome douzième.
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DYNASTIE

Bientôt de funestes dissensions, dont la religion futplutôt le prétexte que la cause, armèrent les cantonsles uns contre les autres : dans ces tristes circons-tances , le baron donna de nouvelles preuves du véri-table patriotisme qui l’avait constamment animé : ilconcourut par son zèle, son crédit et ses négociations,à la première pacification du 25 janvier* J 529. Quand,deux ans après, la guerre se ralluma, sa fidélité àsa combourgeoisie l’engagea, quoique catholique luiet ses sujets, à secourir les Zuricois; mais il parutdans leurs rangs plus comme pacificateur que commeguerrier, et ce fut en grande partie à son influenceet à ses sollicitations, que les cantons catholiques si-gnèrent, le 16 décembre 1531, une seconde paix avecles Zuricois.

Dès lors Hohensax ne parut plus ni dans les campsni dans les conseils des Confédérés : ses infirmités leretinrent dans sa baronnie ; il consacra ses dernièresannées au bien de ses sujets, dont il était moins lemaître que l’ami : il mourut en 1558, à l’âge de 74ans, dans son château de Forstegg. La Suisse comptepeu d’hommes qu’on puisse lui comparer, soit dans laguerre, soit dans la paix. Aussi bon négociateur quebon général, ses compatriotes lui rendirent justice parla confiance illimitée qu’ils lui accordèrent dans lescirconstances les plus difficiles. Confiance bien jus-tifiée par les services éminents qu’il rendit à sa nation ;aussi un poète du temps dit, dans une élégie sur sa

* 25juin. {Edit.)