Band 
Tome douzième.
Seite
53
JPEG-Download
 

DE HOHEN'SAX.

55

mort, « qu’on ne savait lequel du laurier ou de l’oli-vier avait plus de droit à décorer son tombeau. »Philippe Ulrich , fils aîné* du précédent, naquit en1512, et succéda à son père dans la baronnie de Ho-hensax. Comme lui de la plus haute taille et d’uneforce peu commune, il prit de bonne heure l’espritmartial des Suisses de cette époque : dans sa premièrejeunesse, on le vit, pour échapper à une embuscade ,traverser le Rhin à cheval et avec la pesante armuredes chevaliers de son temps : les cicatrices de plusieursblessures au visage et à la poitrine attestaient suffi-samment qu’il ne s’était point ménagé dans les diffé-rents combats où il s’était trouvé. Sa carrière militairese passa au service de la France alors étroitement al-liée aux cantons. A la tête de 500 Suisses il se fitd’abord remarquer au siège de Péronne en 1536, etdeux ans après à l’attaque du pas de Suse. Coloneldans une levée de 14000 Confédérés, il se signala àla prise de Maubeuge et au secours de Landrecy, dontCharles-Quint fut obligé de lever le siège. En 1544 ,François 1 er l’envoya joindre l’armée française en Italieavec 7000 Suisses, qui décidèrent, le 12 avril, Iegainde la bataille de Cérisoles. Dans cette journée il vittomber à ses côtés un de ses cousins, le chevalierd’Hohensax, et lui-même reçut d’un lansquenet uncoup de pique à la gorge, blessure dont il eut beau-

* Comme à l’époque de la bataille de Novare Philippe-Ulrichn’avait qu’un an, il devait avoir eu un frère aîné, celui que lecardinal de Sion avait recommandé au pape. Probablementcelui-ci était-il mort avant son père. (Edit.)

xii. 4