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Tome douzième.
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DYNASTIE

coup de peine à guérir, mais qui le délivra d’un goitremonstrueux dont il était fort incommodé 6 .

Ce fut sa dernière campagne ; il vécut dès lors dansson château de Forstegg, vendit en 1559 ses bellesterres de Burglen en Thurgovie, et acheta peu aprèsde son cousin Conrad de Bonstetten la baronnie d’Ustersur les bords du lac de Greiffensee. Sa retraite ne futni oisive ni inutile : s’étant mis en rapport avec HenriBullinger, grand-doyen de Zurich, il étudia par sesconseils et sous sa direction les doctrines évangéli-ques, et convaincu de la nécessité d’un changementde culte, il embrassa de bonne foi la réformation, luiet sa femme Régine, née comtesse d'IIohenzollern , etla fit recevoir en 1564 à ses sujets : il pourvut de bonspasteurs les trois paroisses de sa baronnie, y fonda desécoles, et consacra le reste de ses jours à instruire età civiliser les habitants de son petit état, qui étaientdans la plus crasse ignorance. Il eut sans doute degrands obstacles à vaincre ; mais il les surmonta àforce de soins et de persévérance, en employant nonla contrainte, mais la persuasion, l’enseignement etl’exemple. Arrivé à la 73 e année d’une vie dont lapartie religieuse est plus louable aux yeux de l’huma-nité que la partie militaire, il mourut le 6 mai 1585 e ,laissant cinq fils, dont trois seuls tiennent une placedans les annales de leur famille.

L’aîné, Jean-Albert, qui resta attaché à l’Eglisecatholique, naquit en 1540. Il entra en 1574 dansles armées de Philippe II, roi d’Espagne, devint co-lonel d’un régiment de cavalerie, et fut en grande