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MANUSCRIT
vaquer au nécessaire, pour faire comparaître en courecclésiastique les barons et autres personnes ; le touten considération de la probité de cet évêque et de ladignité de l’antique église de Lausanne. Gomme lesmédecins lui conseillaient, pour remède à une certainemaladie qui le faisait souffrir, de rompre son vœu decélibat, il répondit qu’il n’emploierait jamais un pa-reil remède. Il composa à l’honneur de la S te Vierge,des homélies qui se lisent encore aux matines du di-manche. Quoiqu’elle n’en sût rien, une de ses sœurs,qui était religieuse, lui manda de lui envoyer le joyauqu’il avait fait pour la S' e Vierge, et il lui adressa seshomélies, la priant, qu’en retour, elle lui fît part dujoyau que la S te Vierge lui avait donné ; sur quoi sasœur lui envoya un gant de laine, qui est maintenantparmi les reliques de la bienheureuse Marie, où tousceux qui voudront le voir peuvent se le faire montrer,et dont on raconte plusieurs beaux miracles. Il futenseveli au pied du crucifix, entre trois pierres éle-vées. Il avait donné au Chapitre les églises d’Yvonandet de Gressier devant Belmont, pour lui faire un an-niversaire. Il tint le siège 14 ans 23 .
En 1160 , Ulric (Landric) de Dornach , doyen deS 1 Jean de Besançon, obtint l’évêché : il fit beaucoupde bien à l’église de Lausanne : il bâtit tranquillementle château fort de Lucens, et travailla sans relâche àmaintenir la paix dans son diocèse ; il éleva un murau-dessus de Couvaloup, dans la ville de Lausanne ; ilajouta un rempart et une tour au château de Curtilles ;il bâtit le château de Puidoux et la tour de Rive