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Tome douzième.
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A PARIS.

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senter, jusque à y employer sa propre personne, s’ilestoit de besoing. Que Sa Majesté les remercioit aussiparticuliérement, de l’offre qu’ils îuy faisaient, que,oultre le nombre porté par l’alliance , ils lui offraienten cas de nécessité, de luy envoyer jusques à cin-quante mil hommes : ce que elle acceptait avec pa-reille et plus grande correspondance en leur endroit,quand ils auraient affaire de ses forces, jusques à yemployer sa propre personne. Et d’autant que ce faictméritait un plus grand discours, Sa Majesté commandaà monseigneur le cardinal de Birague, chancelier deFrance, de leur parler aux mesmes termes, commes’ensuit :

« Les prédécesseurs de Sa Majesté avoient long-temps désiré et recherché la confédération et amitiédes Seigneurs des Ligues, pour avoir entendu la forced’une tant valeureuse et vertueuse nation, comme estla vostre, et oultre la sincérité et constance que vosperes ont monstré aux traictés et conventions avec lacouronne de France. Pour mon regard, Messieurs!j’ai toutes les mesmes occasions de vous aymer, esti-mer , chérir et embrasser vostre amitié. En oultre,il me demeure imprimé en la mémoire, que dès mespremiers ans, comme aussi depuis le trespas du feuroy Henri, mon très honnoré seigneur et pere, qu’ilplaise à Dieu tenir en saincte paix, s’estant présentéen ce royaume de si grandes et si diverses chargesd’affaires, comme encore depuis au tems du RoyCharles mon frere, que Dieu absolve lui et moy,entre tous les autres estrangers, n'avons trouvé chose