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Tome douzième.
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AMBASSADE DES CANTONS

plus ferme, plus constante, ny mieux à propos pourconserver nostre Estât, que votre bonne intelligenceet confédération, laquelle nous renouvelons de pré-sent. .. et particulièrement, je vous diray qu’au tems,que par la volonté du dict Charles, mon seigneuret frere, j’ai prins la charge et administration desaffaires de ce royaume, et qu’il luy pleust me donnerla conduitte de toutes ses armées, estant continuelle-ment accompagné d’un grand et notable nombre decapitaines et soldats de votre Nation, j’ai passé aveceux toutes les fortunes et dangers qu’ordinairementla guerre apporte, là où il pleust à Dieu me fairetant de grâce et me donner toutes les victoires quechascun scait : depuis lesquelles estant de retour demon Royaume de Pologne, dont ils pleust à Dieum’appeler pour revenir en cestuyci, j’ai cogneu envostre nation la mesme bonne volonté envers moy,que auparavant j’avais esprouvée, par tous les officesd’amitié et bonne voisinance que je pouvois désirer,mesme par les secours d’assistance de gens de guerreque vous ay demandé ; chose qui à la vérité a faictque de plus en plus, je vous demeure obligé et con-trainct de vous aymer : mais maintenant, il faut queje confesse devant tout le monde que ceste bonnevolonté et affection, laquelle je vous ai portée par lepassé, est redoublée par la résolution vertueuse qu’a-vez faicte, non seulement de vouloir confirmer lesanciennes capitulations d’amitié, lesquelles estoientavec vos ancestres; mais aussi de les avoir encorecreuës et amplifiées des plus honorables articles que