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t'OÉSIES.
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Mais toi! que le dieu du génieDes plus beaux dons de l’harmonièDoua dès tes plus jeunes ans,
Laisse là ma verve tarie...
Une muse des cieux chérieN’a pas besoin de mes présents.
La Nymphe qui dans sa corbeilleVois briller la rose vermeilleEt tout l’émail des prés d’Enna ,Va-t-elle, à glaner condamnée ,Demander une herbe fanéeAux guérets que brûle l’Etna?
FABLE.
(Traduite du polonais, de Nieincewicli.)
LE CRAPAUD ET LE VER-LUISANT.
£ On était lors dans la belle saison :
Par une nuit où tout gisait tranquille ,Un ver-luisant brillait sur le gazon,Quand un crapaud, vil et jaloux reptile ,Le voit, et tôt lui lance son poison.
. « Que t’ai-je fait? d’une voix affaiblie
Lui demanda le ver infortuné...
Quel est mon crime et pourquoi ta furieA ces tourments m’a-t-elle condamné?Dans le repos passais ma vie entière ;Etre cruel! mes jours étaient heureux :Que t’ai-je fait pour qu’un trépas affreuxVînt terminer ma paisible carrière? —C’est assez, lui répond l’animal ténébreux,Que tu répandes la lumière.
Par un Fribourgeois.