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POÉSIES.
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Non ; ce long repos t’inquiète.
D’un monde étranger au poèteQuitte les froides régions ,
Et dans tes doctes rêveries ,
Cherche encor les routes fleuriesDu doux pays des fictions.
Les fleurs dans ces beaux lieux écloses j
Peuvent bien mépriser ces rosesDont un jour ternit les couleurs ;
Ta muse ingénieuse et sageSait en composer un breuvageQui charme toutes nos douleurs.
Non loin de ces heureux rivagesQui t’ont vu sous de frais ombragesCouler tes jours les plus sereins,
Mon orageuse adolescenceA déjà connu la puissanceDe ton art, vainqueur des chagrins.
B(ridel) un sombre ennui m’oppresse ;
Des doux rêves de ma jeunesseL’éclat trompeur s’est affaibli :
Viens donc à mon âme altérée £
Offrir cette coupe sacréeOù l’on boit l’espoir ou l’oubli.
Oui ! viens reprendre ton empire ,
Sur ce cœur navré qui soupire »
Dans des regrets toujours nouveaux :
Je veux encor, je veux entendreCe luth si flexible et si tendreQui doit compatir à mes maux.
REPONSE.
Ma lyre triste et détendueDésormais reste suspendueAux rameaux de l’arbre du deuil :L’âge et les soucis dans mon âmeOnt éteint cette noble flammeQui fit ma gloire et mon orgueil.
*«