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Tome douzième.
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POÉSIES.

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Applaudissons la fête fédérale

Qui réunit nos cœurs et nos faisceaux :

L’aimable accueil de nos hôtes de Bâle ,

De vingt cantons embellit les drapeaux.

Embrassons-les dans les champs des RauraquesLes descendants de ces braves guerriers,t Dont Morgarten et Morat et S* Jacques

Ont consacré les noms et les lauriers.

Mâles soutiens de la vieille Helvétie,

S’ils sont vainqueurs, c’est pour la liberté;

A l’affermir s’ils prodiguent leur vie,

L’exemple en reste à la postérité.

Loin, loin de nous le démon de la guerre.....Mais si jamais d’injustes agresseursEntreprenaient d’asservir notre terre,

Tous ses enfants seraient ses défenseurs.

De chaque roc , et de chaque colline ,

Sur l’ennemi pleuvrait un plomb mortel,

Et dans nos bras l’adroite carabineRemplacerait l’arbalète de Tell.

£ ; Dans ses remparts, où de sa main puissante

Mars dès longtemps fixa l’égalité ,

Aujourd’hui Bâle â ses amis présenteTous les plaisirs de la fraternité.

L’air retentit de chants patriotiquesi Qui vont frapper les échos étonnés ,

Et les cadets des tributs helvétiquesMêlent leurs voix aux concerts des aînés.

De vos bontés la trace est trop profondePour que l’oubli l’efface un seul moment:

Du Rhin , plutôt la source vagabonde[ Irait grossir les ondes du Léman.

Serrons nos mains. Elles seront l’emblème

Du double nœud qui nous lie aux Bâlois :Puissent chez eux se conserver de mêmef* Le souvenir et l’amour des Vaudois !