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Réunion de tous les discours d'ouverture - leçons / par Michel Chevalier
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COURS D’ÉCONOMIE POLITIQUE.

qui requiert une main habile et prudente, mais qui estpossible puisqu’elle a été tentée ailleurs avec succès, etpour laquelle l’esprit conçoit plusieurs combinaisons. Ceserait l’agriculture prenant possession, dans une certainemesure, des innovations dont l’industrie commerciale aeu l’initiative, mais qu’elle n’a pas imaginées pour elleseule.

Je m’arrête, car parler ici plus longuement du créditagricole et du crédit foncier, ce serait s’engager dansune digression désormais pour nous hors de propos, puis-que nous en avons fini avec le crédit industriel, dont lecrédit agricole et le crédit foncier ne sont que des for-mes particulières. Mais les intérêts, les besoins et lesdroits de l’agriculture sont tellement sacrés à mes yeuxque je n’ai pu m’empêcher de les mentionner ici, et laconstitution du crédit foncier et agricole est l’un des ser-vices les plus signalés qu’on puisse rendre à la sociétéfrançaise.

La question du crédit industriel, vous l’avez vu, serattache à des questions de moralité et de liberté. La li-berté et la morale ont à gagner à ce que ce crédit soitsolidement établi et à ce qu’il repose sur de larges bases.Car celui-là seul peut aspirer à jouir du crédit, qui estun honnête homme, animé des sentiments d’honneur,fidèle à sa parole, esclave de ses engagements. Crédit etconfiance sont synonymes ; or, en quels lieux et enversqui la confiance subsisterait-elle, si ce n’est là où la pro-bité est en estime, et envers des hommes d’une moralitééprouvée? De même, qui ne serait frappé de ce qu’of-frent de libéral des institutions de crédit pourvues d’a-bondantes ressources et administrées dans un bon es-prit ? La mission de ces institutions est, en effet, de fairepasser les instruments de travail, la substance vitale desentreprises petites ou grandes, le nerf de l’industrie, en