H 8 COURS D’ÉCONOMIE POLITIQUE.
toutes sans exception , de l’appareil dont on les a sou-vent hérissées, et qui les rend inabordables , vaine sco-lastique, ayant plus d’un rapport avec celle dont la phi-losophie s’entourait au moyen âge, et qui est aujourd’huidevenue un type du ridicule. Il y a déjà plus d’une écoleau inonde où les sciences sont présentées avec plus desimplicité sans en être moins imposantes. L’illustre La-place a exposé le système du monde dans un livre queles profanes peuvent lire, à la seule condition de s’aiderde quelques définitions que l’esprit saisit aisément, etl’on est parvenu à mettre en style léger la physique etl’astronomie. Quiconque a une connaissance un peu ap-profondie des sciences sera d’opinion que toutes les idéesessentielles dont se compose le bagage scientifique dugenre humain, peuvent se ramener à des termes clairspour tous, être renfermées dans un assez petit espace etenseignées, avec le reste des connaissances dont leshommes ont besoin , pendant l’intervalle de temps qu’ilest convenu d’attribuer à l’instruction de l’homme. Ainsi,Messieurs, tout autorise à appuyer les réclamations del’industrie lorsque, élevant la voix chez tous les peuplescivilisés en faveur des sciences d’application, elle demandeque l’instruction publique leur ouvre largement la porte,et que la jeunesse y soit initiée tout entière au lieu de riel’être que par exception.
Il convient de le réclamer au nom du perfectionne-ment intellectuel des sociétés. Car enfin , toutes lesgrandes acquisitions de l’esprit humain doivent êtrecomprises dans le cercle de l’instruction publique. Que'faudrait-il penser d’un pays où l’on élèverait la jeunessecomme si les Galilée, les Copernic , les Descartes, lesPascal, les Newton , les Leibnitz , les Linné, les Bufîon,les d’Alembert, les Lavoisier, les Werner, les Davy, lesLaplace, les Monge, les Cuvier n’avaient pas passé sur la