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Réunion de tous les discours d'ouverture - leçons / par Michel Chevalier
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m COURS D’ÉCONOMIE POLITIQUE.

systématiques, ne doit pas désespérer de les compter unjour parmi ses disciples zélés ; l’économie politique estexactement aux doctrines socialistes ce que la sciencechimique de nos jours est aux doctrines désordonnéesdes alchimistes.

Il n’est pas douteux que si l’enseignement de l’écono-mie politique eût été plus répandu, s’il eût été mis àla portée du vulgaire avant le mois de février 18Û8, lessophismes qui, dès le lendemain de la révolution, firentde si grands ravages, n’auraient pas trouvé d’écho. Laclameur publique les aurait réfutés à l’instant même.

Malheureusement l’économie politique est infinimentpeu enseignée en France. La chaire où je suis est la seulequi soit nommément instituée sous ce titre dans le bud-get annuel de l’État. Celle même qu’occupe avec éclat,au Conservatoire des arts et métiers, un professeur re-nommé, est qualifiée officiellement d’économie indu-strielle (IL Nos facultés de droit, qui réunissent unebonne partie de l’élite de la jeunesse, de nos futurs ora-teurs et administrateurs, n’ont pas, entre elles toutes,un cours d’économie politique (2). La France est, dans

(1) La chaire d’économie industrielle du Conservatoire des arts et mé-tiers n’a pas toujours été aussi heureuse qu’elle l’avait été pendant latourmente de 1848; au mois de novembre 18S4, elle a été suppriméesans qu’aucune autre chaire d’économie politique ou industrielle ait étécréée en France. La France est incomparablement le pays de l’Europe oùl’économie politique est le moins enseignée.

{Note de la présente édition.)

(2) Une ordonnance, rendue il y a déjà longtemps, avait institué unechaire d’économie politique à la Faculté de Droit de Paris. La chaire n’ajamais été remplie.

Le jour n’est pas loin sans doute où l’économie politique entrera aumoins dans le cadre de l’instruction supérieure, et où toutes nos grandesÉcoles, les Facultés de droit, l'École Polytechnique auront chacune sachaire d’économie politique. Puisque tout le monde est appelé par noslois actuelles à participer au gouvernement, la raison veut qu’un grandnombre au moins de nos concitoyens se familiarisent avec les sciences