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Réunion de tous les discours d'ouverture - leçons / par Michel Chevalier
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DIXIÈME DISCOURS D’OUVERTURE.

tion, de toute assistance et de toute répression de la partde l’autorité politique, et de le dégager de ces rapportsgénéraux par lesquels la religion ou la philosophie lemontrent lié à l’univers, aux générations futures et auxgénérations passées, comme aux générations présentes.C’est par une nécessité semblable que, dans les sciencesnaturelles, qui traitent des corps inorganiques, on isole,pour les étudier, les qualités physiques et les propriétéschimiques. C’est ainsi que la médecine envisage isolé-ment, une à une, les différentes parties du corps humain,le système nerveux, le système musculaire, la circulationdu sang, la charpente osseuse, que sais-je encore ? mais,de même qu’un système d’histoire naturelle, qui netiendrait compte que des caractères chimiques des corps,serait fort imparfait, de même qu’une thérapeutique qui,comme celle des Chinois, dit-on, voudrait juger de tousles états pathologiques du corps humain par le batte-ment du pouls, serait plus qu’incomplète, serait radi-calement fausse, de même on se jetterait dans une en-treprise bien dangereuse, si l’on tentait de donner à lasociété un plan d’économie entaché d’omissions qui nesont permises que transitoirement, dans le cours suc-cessif des investigations abstraites de la science écono-mique.

La société, quand elle arrange son économie, doitprendre l’homme tout entier, ou du moins avec tousceux de ses attributs qui sont en rapport avec la forma-tion, la répartition et la consommation de la richesse,et non pas un fragment de l’homme tel qu’il relève del’économie politique largement et sagement conçue.Autrement elle serait elle-même comme un fragmentde société, quelque chose comme un individu à quiviendrait à manquer le sens de l’ouïe ou celui de la vue.Cherchez impartialement, parmi les sociétés euro-