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Réunion de tous les discours d'ouverture - leçons / par Michel Chevalier
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COURS D’ÉCONOMIE POLITIQUE.

on se contentait autrefois, et que, de l’autre, on brûle ducharbon de terre ou du coke, qui ne sont pas à beaucoupprès aussi exempts de matières terreuses et de soufreque le charbon de bois, seul combustible des anciensforgerons. Ainsi, quelque grande que paraisse au premierabord cette progression de 1 à 25 ou à 30, elle ne donnepas la mesure exacte de l’accroissement qu’a acquis de-puis quatre ou cinq cents ans la puissance productive del’homme appliquée à la métallurgie du fer.

Dans d’autres branches de l’industrie, cet accrois-sement a été encore plus marqué. Pour en citer desexemples, je les prendrai, comme il convient de le faire,parmi les industries qui jouent le plus grand rôle dansl’économie sociale, parce que des arguments puisés àcette source sont par cela même plus concluants.

Choisissons donc pour second terme de comparaisonune opération bien ordinaire, la mouture du blé. Rienne nous parait aussi simple qu’un moulin : nous aurionsvolontiers de la peine à oroire que les hommes n’aientpas possédé de toute éternité un appareil si utile et, à cequ’il nous semble, si aisé à imaginer. Il s’en faut cepen-dant qu’il en soit ainsi. Les moulins (à eau ou à vent) nesont pas d’invention très-reculée. Les peuples anciens neles connaissaient pas. Le blé, chez eux, était moulu pardes esclaves. Ce travail qu’accomplissent aujourd’huiles chutes d’eau, le vent, la vapeur, les esclaves le fai-saient en tournant une meule à force de bras. Homèreraconte qu’il y avait dans la maison de Pénélope douzefemmes, occupées à moudre le grain nécessaire à lasubsistance de la maison. Homère ne nous dit pasde combien de personnes se composait la maison dePénélope ; mais nous pouvons admettre comme cer-tain que le chiffre en était fort limité, car rien n’ih-dique qu’Ulysse fût un prince riche : il était roi d’un