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DEUXIÈME LEÇON.
en sort long comme six fois le chemin de Dunkerque àPerpignan. Certes ces faits sont immenses; ils sont denature à exciter l’admiration du philosophe et de l’hommed’État. Mais le philanthrope peut s’en applaudir encoredavantage. Autrefois les fabriques anglaises fournissaientannuellement aux besoins de la consommation intérieure*à peine un dixième de mètre en moyenne d’étoffes decoton par individu ; aujourd’hui elles en donnent — sanscompter ce que prend l’exportation — seize et dix-huitmètres. Et à mesure que la production s’accroît les prixs’abaissent : ils sont cinq fois moindres aujourd’hui qu’ily a vingt-cinq ans, et douze fois moindres qu’il y a cin-quante ans. Ces tissus doux, commodes, élégants, na-guère si chers et si rares, sont aujourd’hui à la portéede tout le monde. C’est presque une révolution dans lesmœurs. Une métamorphose s’est opérée dans la vie do-mestique. Le goût et l’habitude de la propreté se sontrépandus ; et la propreté, outre qu’elle contribue auxbonnes mœurs en consolidant les liens de la famille, nelaisse pas que d’élever l’âme, parce qu’elle donne àl’homme le sentiment de sa dignité.
Je pourrais encore choisir, dans une industrie dumême genre, un exemple beaucoup plus moderne, puis-qu’il est contemporain, et vous parler de l’accroissementdelà puissance productive de l’homme dans la filaturedu lin. Le lin, comme le coton, se file aujourd’hui à la
il faudrait joindre une masse de cotons filés de 61 millions et demi dekilogrammes, d'une valeur de 178 millions de francs, près d’un million!de douzaines de mouchoirs ou fichus ; 1 million 733,000 douzaines depaires de bas, ou de chaussettes, ou de gants, ou de bonnets, el beaucoupd’articles divers en cotons purs ou)mélangés d’autres textiles.. Seuls, lesarticles mélangés en coton et laine feraient une valeur d’environ 57 mil-lions de francs. Les exportations de i’Anglelerre en articles de eoton. detoute sorte sont montées, en 1853, à 817 millions (valeur déclarée).
[Note de la présente édition.)
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