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Réunion de tous les discours d'ouverture - leçons / par Michel Chevalier
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DEUXIÈME LEÇON. 325

férence de vitesse, qu’il faut environ 70 de nos char-retiers, avec leurs chevaux et leurs voitures, pour cha-cun des hommes employés directement au service dutransport sur le chemin de fer : ce qui revient à direque, sur le chemin de fer, la force productive de l’homme,appliquée à l’industrie des transports, est cent fois plusconsidérable que sur les routes de France.

De tous les faits et de tous les exemples que je viensde dérouler ici, Messieurs, nous sommes en droit detirer la conclusion, que les progrès de l’industrie pro-mettent d’une manière générale une grande améliora-tion au sort de tous les hommes. Il faudra du temps,sans doute, pour que cette amélioration soit réalisée,car il en faudra pour répandre les nouveaux procédés etles mettre partout en activité ; il en,faudra pour acqué-rir, par notre travail, les capitaux considérables qu’exigepréalablement leur mise en œuvre. Il en faudra beau-coup aussi pour qu’une multitude de découvertes, quirestent à faire, soient, même à moitié, en notre possession.Mais une chose est maintenant évidente : l’améliorationest infaillible avec l’aide du temps. Lorsque l’agricul-ture, par l’effet du développement de la puissance pro-ductive de l’homme, donnera, en retour du travail per-sonnel d’un individu, plus de pain, plus de viande, plusde vin ; lorsque l’industrie des tissus fournira de mêmeune beaucoup plus grande quantité de toiles, de draps,de cotonnades, de soieries, par tête d’homme appliquéau travail ; lorsque toutes les branches primordiales dela production auront suivi la même loi, il y aura desproduits pour tout le monde, et chacun alors en auraune part convenable en échange de son labeur. Pourque la part afférente à chacun ne fût pas beaucoupplus grande qu’aujourd’hui, il faudrait que les hommesse fussent laissés aller à prolifier dans une proportion