QUATRIÈME LEÇON. 355
dans les manufactures de coton n’avait pas diminué,mais qu’il s’était au contraire considérablement accru.Les relevés statistiques fournis par l’enquête portentqu’il y avait alors:
108,000 personnes employées dans les filatureset 247,000 employées au tissage,
en tout 382,000 personnes.
C’était une augmentation de 4,400 pour 100.
Depuis cette époque, la mécanique s’est singulière-ment perfectionnée : on a fait successivement la mêmebesogne avec beaucoup moins d’ouvriers, et bien destravaux qui s’exécutaient à main d’homme ont pu êtreaccomplis par la vapeur. Il aurait dû résulter de ces cir-constances, dans le système des adversaires desmachi-nes, une réduction dans le personnel des ouvriers occu-pés au travail des cotonnades. C’est justement lecontraire qui est arrivé. Les documents statistiques con-signés dans le bel ouvrage de M. Baines sur l’industriecotonnière (1) établissent qu’il y avait en 1833 dans leRoyaume-Uni :
237,000 oùvriers employés à la filature et au tissage mé-canique
et 280,000 tisserands à la main,
en tout 487,000 personnes employées, en 1833, seulement à la filatureet au tissage des étoffes de coton.
En comptant les ouvriers occupés aux industries laté-rales, à l’impression des étoffes, à la fabrication des tulleset des broderies, à la bonneterie, et encore à d’autresopérations secondaires, M. Baines arrive au chiffre de800,000 ouvriers.
Il convient de remarquer que ces 800,000 ouvriers
(Ç Hisiory ofihe cotton manufacture. Londres, 1838.