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Réunion de tous les discours d'ouverture - leçons / par Michel Chevalier
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SEPTIÈME LEÇON.

n’aurait qu’à considérer à quelle diversité de pays sontempruntés les objets qui concourent à la formation desmoindres produits, et réciproquement quel chemin cesproduits ont souvent à parcourir avant d’arriver àleur destination définitive. Toutes les industries relèventde celle-là; il n’en est pas qui puissent s’affranchir decette commune dépendance. L’améliorer, c’est donc réa-liser une amél io ration fondamentale et qui profite àtoutes les industries en même temps. De tous les servicesqui s’accomplissent dans l’atelier social, c’est peut-êtrecelui qui coûte à l’homme le plus de temps et le plusd’efforts. La majeure partie des animaux que l’homme adomptés y sont occupés, et les machines à vapeur que ceservice emploie commencent à former une portion no-table de toutes les machines à vapeur existantes. Perfec-tionner les moyens de locomotion, est pour le genre hu-main un bienfait dont la portée est immense. Ainsisupposons qu’on parvînt à réduire dans la proportion demoitié l’effort qu’exige le service général des transports,il est évident qu’on aurait par là rendu disponible pourd’autres travaux la moitié des forces que ce service ab-sorbe; et si l’on admet que ces forces forment le dixièmede la somme de celles qui sont dépensées dans l’ateliersocial, on aurait, en définitive, accru d’un vingtième laforce productive, et, moyennant un certain capital, lerevenu brut de la société entière.

On a donné de l’homme bien des définitions. Une desplus plausibles, du moins en ce qui touche l’homme de lacivilisation occidentale, serait de le nommer un être in-quiet, je veux dire, un être auquel la quiétude est anti-pathique. Le repos semble répugner à sa nature ; uneactivité incessante l’agite , il imprime à tout ce qui l’en-vironne un mouvement qui jamais ne s’arrête, et il vitlui-même dans une perpétuelle mobilité. Il va sans cesse