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Réunion de tous les discours d'ouverture - leçons / par Michel Chevalier
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460 COURS D'ÉCONOMIE POLITIQUE.

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La seconde des circonstances d’où les chemins de fertirent leur mérite est, avons-nous dit, l’emploi de la va-peur. Plus encore que la substitution du fer à une sur-face empierrée, la vapeur a décidé du succès du cheminde fer. La force appliquée à un convoi peut être portéejusqu’à deux cents chevaux de vapeur, jusqu’à quatrecents, si l’on attelle deux machines, ce qui représente àpeu près le double en chevaux de chair et d’os, car laforce d’un cheval de vapeur est définie ainsi : la puis-sance d’élever 75 kilogrammes à 1 mètre de hauteur parseconde, tandis que la force d’un bon cheval de chair etd’os est de àO kilogrammes seulement portés à la mêmehauteur dans le même temps. Or, quel moyen aurait-ond’atteler ZiOO ou 800 chevaux, ou seulement la moitié etle quart à un convoi? En supposant que le convoi fûtfractionné, comment pourrait-on procurer le fourrageet le gîte à ces bêtes, le long des routes? 11 n’y a pas dechemin de fer notable dont le matériel en locomotivesne représente des myriades de chevaux à l’écurie. Etpuis, avec des chevaux, comment dépasserait-on unevitesse de 12 à 16 kilomètres à l’heure, et enfin que ne

majeure partie du poids de ia locomotive sur les roues motrices, on a, parce qu’on nomme le couplement, rendu la paire des roues motrices propre-ment dites solidaire avec une autre des paires de roues de la locomotive,et même avec les deux autres. Par ce procédé, on est parvenu à franchirdes rampes raides avec de lourds convois. Enfin on a eu recours à di-verses dispositions, telles que de faire précéder toute rampe un peu ra-pide par une pente en sens contraire, ou tout au moins par un long espacede niveau, sur lequel la vitesse du convoi s’accélère, de manière à aborderla rampe avec une grande vitesse acquise. La détente variable qui permetde faire intervenir à volonté une quantité inusitée de vapeur, dans le butd’imprimer momentanément au convoi une impulsion forte, est encoreun expédient avantageux. Toujours est-il cependant que ce sont làseulement des palliatifs, et que par la nature des choses les cheminsde fer sont astreints à n’avoir en général que des pentes très-modéréesen comparaison des routes les plus douces.

(Note de la présente édition.)