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Réunion de tous les discours d'ouverture - leçons / par Michel Chevalier
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DIXIÈME LEÇON.

Mais pour que la société jouisse effectivement de tousles avantages que présentent les chemins de fer, il y a euune condition difficile à remplir ; il a fallu être en état deles payer. Les chemins de fer ont le défaut de coûtercher, particulièrement si l’on veut les établir d’une cer-taine, façon. C’est alors incomparablement au-dessusde ce que coûtent les routes, c’est bien au delà de toutce qu’ont coûté les canaux. Je parle des grandes li-gnes de fer, telles qu’on les a construites jusqu’ici enAngleterre et qu’on paraît décidé à les construire enFrance. Les compagnies anglaises surtout ont fait desdépenses extraordinaires, disons mieux, extravagantes.

l’économie obtenue par le public en voyage a été de 16,922,000 liv. sterl.

ou de 123 millions de francs, savoir :

Pour les voyageurs de la première classe, qui ont parcouru ensemble

870 millions de kilomètres, en millions de francs. 129

Pour les voyageurs de la deuxième et de la troisième classe, qui ontparcouru ensemble 2 milliards 173 millions de kilomètres, en millionsde francs. 283

Total en millions. 412

Ce qui fait déjà une moyenne annuelle de 206 millions.

Le docteur Lardner y joint, pour le temps économisé, une somme de10 millions de francs, qu’à mon gré il aurait pu porter ail décuple, etpour la diminution des dépenses dans les auberges une somme de1,070,000 fr. qu’il aurait pu mettre beaucoup plus haut. 11 obtient ainsi,en calculant au plus bas, le total de 423 millions pour deux ans ou211 millions et demi par an. En ce momenti s’il refaisait son calcul, iltrouverait beaucoup plus en conservant les mêmes bases, parce que leréseau s’est étendu, que les voyages se sont multipliés et que les compa-gnies ont réduit le prix des places. Je ne pense pas qu’on soit loin dela vérité, en ce moment, en portant à la moitié d’un milliard l’économieque procurent annuellement les chemins de fer à la société anglaise, duchef des voyages. C’est de cette forte quantité que l’influence des che-mins de fer, sur le seul chapitre des voyages, diminue en Angleterre lefrottement du mécanisme social, pour me servir d’une heureuse expres-sion de M. H. Carey, de Philadelphie.

Quant aux marchandises, l’effet produit est moindre. Mais il est encorebien satisfaisant, bien considérable, et il ne peut manquer de s’accroître.

Je ne pense pas que, en ce moment, on exagère rien en disant que, tout