m COURS D’ÉCONOMIE POLITIQUE.
du côté de l’océan Pacifique, dont les flots baignentpresque littéralement sa base. Et, fait extraordinaire,signalé par un illustre observateur, M. de Humboldt, àl’exception de quelques points où la chaîne forme desnoeuds et d’où s’en échappent des rameaux connus sousle nom de cordillères, elle présente une épaisseur très-faible, quelque chose comme la moitié à peine de lachaîne des Alléghanys qu’elle surpasse cependant enhauteur moyenne dans le rapport de 1 à A. La masse ducontinent américain, comprise presque tout entière entrele pied oriental de la grande Cordillère-Mère et le litto-ral de l’Atlantique, n’offre plus que des chaînes peuélevées qui sont traversées ou tournées par les fleuves.La surface générale de l’Amérique, depuis le bord del’océan Atlantique jusqu’à la saillie brusque formée parla grande Cordillère, peut ainsi être considérée commepresque aplanie, ou du moins les aspérités qu’elle pré-sente sont bien moindres que celles qu’on trouve surl’ancien continent. Sous ce rapport, l’Amérique du Nordl’emporte sur celle du Sud, car des quatre systèmes demontagnes qui se rencontrent sur le continent américain,à l’orient des Andes, un seul et des moins hauts, celuides Alléghanys, est situé dans l’Amérique septentrionale.
Dans le moment actuel, toute la partie habitée desÉtats-Unis est non-seulement à l’orient de la chaîne desAndes (qui sur le sol de l’Union porte le nom de Monta-gnes-Rocheuses), mais encore à une grande distance decette chaîne, car elle s’étend à peine au delà du Mississipi,et laisse entre elle et les montagnes les immenses steppesdéshéritées où coulent le Missouri et ses affluents dedroite (1). Par conséquent, le principal pour ne pas dire
(1) Aujourd’hui (1835) cette proposition cesse d’être absolument vraie.L’Union a fait sur le Mexique des conquêtes sur une partie desquelles lapopulation s’est étendue. C’est ainsi qu’un des États constitués, la Cali-