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COURS D’ÉCONOMIE POLITIQUE.
ressources bornées relativement à celles dont disposaientles principales nations du continent européen, a pu exé-cuter des chemins de fer en grand nombre, et par lamême raison il lui est possible de les multiplier suc-cessivement. En Amérique aujourd’hui le chemin defer n’est point un mode de communication qu’on espèrepour un avenir lointain ; c’est par le chemin de ferque l’on commence, et non par la route. Lorsqu’il estquestion d’unir un point à un autre, la première idée quivient à l’esprit d’un Américain, est celle d’un cheminde fer. On nivelle le sol approximativement, les railsen bois s’allongent, supportés au besoin par des cadresde charpente, la locomotive circule bientôt au traversde la forêt primitive et du désert, amenant à sa suite letravail, la richesse, la civilisation.
En cette affaire, les États-Unis ont agi conformémentaux règles d’une bonne économie publique ; ils en re-cueillent les fruits.
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ONZIÈME LEÇON.
DesJ tarifs des canaux.
Messieurs,
Je me propose aujourd’hui de vous entretenir des ta-rifs des canaux.
n’élaient pas les mêmes dans les deux hémisphères ! De l’un à l’autre, cen’est pas dans les lois de la gravitation qu’est la différence, c’est dans lehon sens de ceux qui ont à statuer sur ces sortes d’affaires.
Même dans les ponts en pierre, les Américains sont parvenus à un