DOUZIÈME LEÇON. 525
pale allant, ici par chemins de fer, et là par canaux,de l’est à l’ouest, de Philadelphie à Pitlsburgsur l’Ohio,et il y a ajouté des ramifications très-nombreuses. Disonscependant que l’esprit d’association n’a pas été moinsactif et moins entreprenant dans cet État que dans lesautres, en matière de travaux publics ; la Pennsylvanieest même de tous les États celui où il a eu jusqu’à cejour les plus grands résultats. Il existe donc, dans laPennsylvanie, de nombreuses compagnies de cheminsde fer. La législature leur prescrit des maxima oudes moyennes qui varient d’un chemin à l’autre ; àun maximum pour les tarifs, elle joint' quelquefois unmaximum pour les dividendês. Ainsi, dans quelquescas, il a été décidé que les dividendes ne pourraientêtre de plus de 15 pour 100 ; c’est ce qui a eu lieupour le chemin de Philipsburg à la Juniata ( nonexécuté). Cette limite supérieure a été abaissée à 12po.ur 100 pour le chemin de Philadelphie à Trenton, parexemple. Le plus souvent, quand la législature juge con-venable de prendre des dispositions au sujet des divi-dendes, c’est pour statuer que lorsqu’ils dépasseraient12 pour 100, l’excédant serait partagé par parties égalesentre la compagnie et l’État : ce produit éventuel estaffecté à la caisse de l’instruction primaire. On trouveplus fréquemment encore, dans les chartes des compa-gnies de chemins de fer, un impôt, de 8 pour 100 ordi-nairement, sur les dividendes qui excéderaient un cer-,tain taux, et cette taxe n’a qu’un but fiscal. Quelquefoisaussi la législature pennsylvanienne n’a imposé auxcompagnies aucune limite pour les dividendes, et lesa affranchies même de la taxe spéciale de 8 pour 100.
Après cet exposé sommaire, donnons quelques exem-ples des tarifs réellement en vigueur.