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Réunion de tous les discours d'ouverture - leçons / par Michel Chevalier
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COURS D’ÉCONOMIE POLITIQUE.*

en plus à se manifester aux Etats-Unis. Si l’on rapprocheles prix recueillis par M. Stucklé, au sujet du chemin defer de Baltimore à l’Ohio, de ceux que j’avais constatésdix ans auparavant (pag. 544), on voit, là aussi, serévéler la tendance à l’abaissement.

Il ne faut pas omettre non plus une cause de chertéqui affecte les chemins de fer des Etats-Unis dans le ser-vice des marchandises particulièrement, par rapport auxgrandes lignes de l’Europe : on a voulu les construire àtrès-bon marché, et en cela on a été parfaitement in-spiré, je le crois, puisque autrement on n’aurait pu lesmultiplier et faire jouir le pays des bienfaits qu’ils ap-portent avec eux. Mais de là il est résulté qu’ils offrentdes pentes passablement rapides, et surtout que la con-struction de la voie y est trop faible pour supporter detrès-puissantes locomotives; ces circonstances augmen-tent sensiblement les frais de traction et obligent les com-pagnies à relever d’autant leurs prix de transport, plusspécialement pour les marchandises que pour les voya-geurs.

Mais de ces deux inconvénients inhérents à l’économiedans le premier établissement, à savoir la roideur despentes et la faiblesse de la voie, ou de la superstructure,comme disent les Américains, il en est un au moins au-quel on peut remédier sans grand embarras, au moyendes produits mêmes de l’exploitation : c’est le deuxième.Quant au premier, la roideur des pentes, une fois qu’onaura une superstructure plus massive et plus résistante, ilsera bien atténué. Alors, en effet, on emploiera de puis-santes locomotives qui entraîneront, sur les rampes ac-tuelles des chemins de fer américains, des convois bienplus lourds que ceux qui s’y meuvent aujourd’hui. Onn’en sera plus à avoir, comme sur le chemin de fer deBaltimore à l’Ohio en 1844, ce qui résulte du rapport de