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Réunion de tous les discours d'ouverture - leçons / par Michel Chevalier
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APPENDICE AUX LEÇONS XII ET XIII. 573

M. Stucklé, des convois de marchandises réduits à traî-ner vingt et une tonnes. On pourra compter par quan-tités cinq, six fois plus fortes, pour le moins.

Depuis M. Stucklé, un voyageur, très-versé aussi dansl’exploitation des chemins de fer, M. Jules Coutin, a par-couru rUnion américaine dans le même but d’étudier lesvoies de communication en généra] et les chemins de feren particulier, et il en a rapporté des renseignementsfort intéressants qu’il a bien voulu me communiquer.J’y trouve que les gouvernements des différents États ontpersévéré à peu près dans les habitudes qu’ils avaientcontractées antérieurement. En 1851 et 1852, commeauparavant, il y avait très-peu d’États où l’autorité publi-que se réservât ou surtout exerçât le droit de s’immiscerdans les affaires des compagnies. L’État de New-Yorkcependant abandonnant en partie les errements libérauxqu’il suivait autrefois, a adopté en 1850 une loi d’aprèslaquelle le gouvernement est autorisé à réduire lestarifs des chemins de fer ainsi qu’il le j ugera convena-ble, à la seule condition que le produit net ne soit pasabaissé au-dessous de 10 p. 0/0 du capital dépensé. Unautre article de la même loi porte que toute compagniequi établira un chemin de fer parallèlement ou à peuprès au cours d’un des canaux de l’État, dans un rayonde 48 kilomètres, devra verser à la caisse des canaux surtoute marchandise transportée autre que les bagagesdes voyageurs, le montant du péage que la marchandiseaurait payé à l’État sur la portion de canal comprisedans ce rayon.

En 1852, diverses lignes prises parmi les plus impor-tantes des États de Massachusetts et de New-York appli-quaient des tarifs d’où résultait pour chacun, par tonneet par kilomètre, la perception moyenne qui suit :