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Réunion de tous les discours d'ouverture - leçons / par Michel Chevalier
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APPENDICE AUX LEÇONS XII ET XIII.

84 millions de tonnes; en 1853, c’était 190 millions; en1854, 269 millions. L’accroissement de 1851 à 1854 estdans le rapport de 100 à 320. Or, la recette de la petitevitesse est montée de 8,431,699 fr. à 19,058,145, c’est-à-dire dans le rapport de 100 à 226 seulement. Donc letarifmoyenaété moindre en 1854 qu’en 1851 ; ce qui peutprovenir également d’une réduction générale ou du déve-loppement acquis par le transport des marchandises ta-rifées le plus bas. En fait, ces deux causes ont agi si-multanément.

Si on se transporte à une époque plus reculée que 1851,le changement devient plus manifeste encore. En 1847,le nombre de tonnes transportées cà 1 kilomètre était de41,287,000; à cette époque, le tarif moyen était d’unpeu moins de 12 centimes. En 1853, il était réduit à7 et demi, et en 1854, à 0 fr. 0667.

Si on range à part la houille et le coke, que le cheminde fer du Nord transporte d’une manière spéciale et engrande quantité, on trouve qu’en 1853 et 1854 le tarifmoyen a été, par tonne et par kilomètre (1) :

1855 1834

Marchandises diverses autres que houille

et coke. 0 f. 0933 0 f. 0909

Houille. » 0383 » 0368

Coke. » 0432 » 0377

Moyenne générale. » 0750 » 0077

En 1847, dans une recette de 1,000 fr., les voyageursentraient pour 546 fr., les marchandises, 454 fr.

En 1853 et 1854, la proportion des recettes a été :

1853 1854

Voyageurs. 453 404

Marchandises. 547 596

L’avantage a donc été de plus en plus marqué en fa-veur des marchandises.

(1 ) Nous reproduisons ces chiffres tels qu’ils sont dans le compte rendupar le conseil d’administration aux actionnaires.