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COURS D’ÉCONOMIE POLITIQUE.
Sur le chemin de fer d’Orléans on pourrait signalerune progression analogue; voici les résultats de l’exploi-tation de 1853 et 1854:
1855 1854
Les voyageurs ont donné. 15,034,551 f. 16,173,996 f.
Les marchandises de toute sorte, y
compris la poste... 21,024,502 26,841,950
i Total... . 36,059,053 43,015,946
La petite vitesse seule a donné. 13,781,393 f. 20,017,541 f.
Elle a porté sur 764,820 tonnes en 1853 et 1,130,745en 1854 (bétail non compris), ce qui, ramené au par-cours de 1 kilomètre, représente, pour la première année',152,472,000 tonnes, et pour la seconde, 251,241,000.
1855 1854
Sur 1,000 f. de recettes, les voyageurs ont donné. 431 376
Les marchandises. 569 624
Dans 1rs recettes dues aux marchandises, la petite
vitesse, sans le bétail, a fourni. 371 463
Et avec le bétail... 451 523
Le tarif moyen de la petite vitesse a été, par tonne
et par kilomètre , de. 0 f. 09 0 f. 079
De 1853 à 1854, en une seule année, le changementa été très-marqué, on le voit, dans la proportion desrevenus provenant des voyageurs et des marchan-dises.
La petite vitesse, qui est ici la plus intéressante à ob-server, a rendu en 1854, 7,350,239 fr. de plus; c’est58 pour 100 d’augmentation. Dans le nombre destonnes transportées à 1 kilomètre, l’accroissement estde 65 pour 100. Ici se place une observation au sujet dela différence des services que rendent les chemins de fer,selon les différents pays. En ramenant le nombre detonnes transportées au parcours de 1 kilomètre, M. Hau-checorne trouve pour l’expression du mouvement desmarchandises sur les chemins de fer prussiens, en 1853,396,530,000 tonnes, et pour le reste des chemins de fer