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Réunion de tous les discours d'ouverture - leçons / par Michel Chevalier
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COURS D'ÉCONOMIE POLITIQUE.

ONZIÈME DISCOURS D’OUVERTURE. 1850-51.

DD DÉSIR DD BIEN-ÊTRE.

Trois questions: ce désir est-il légitime? peut-il être satisfait?à quellesconditions?— 1° Il s’accorde avec la morale et l’esprit du christianisme.— Objection et réponse. — Définition du bien-être. — Il est indispen-sable à la culture des lettres,-des sciences et des arts. — Ses relationsavec la civilisation ; avec la puissance nationale ; avec les espérancesdu pauvre. — 2° Une certaine aisance est-elle possible pour toutes lesclasses de la société? — Comparaison du présent avec les temps an-tiques. — De là naissent les inductions les plus satisfaisantes pourl’avenir. — Autre démonstration. —Conquête des forces naturellespar l’homme. — Quelle est aujourd'hui la puissance de nos effortscomparée à ce qu’elle était autrefois? — L’accroissement de puissancedoit continuer indéfiniment. — 3° Il est toutefois subordonné à diversesconditions.— L’amour du travail, l’empire sur soi, l’épargne, et par suitela formation des capitaux, sont les infaillibles agents d’une productionplus abondante. — 11 est donc des vertus indispensables à la créationde la richesse. — Ce sont elles aussi qui rendent l’homme de plus enplus apte à la liberté. — Les lumières suivent toujours de près unemoralité forte. — Autres causes morales qui concourent à la prospéritéde l’individu et de la société. — En résumé, le développement et ladiffusion du bien-être sont solidaires avec la diffusion et le développe-ment de l’esprit chrétien. Page 228

DOUZIÈME DISCOURS D’OUVERTURE. 1851-52.

Dü PROGRÈS.

La Providence a fait l’homme perfectible. — Transformation incessantede l’individu et de la société. — Conclusion uniforme de l’histoire et dela philosophie. —La mesure du progrès, pour l’individu, c’est le degréde responsabilité qu’il est en état de porter. — Pour les nations, c’estle rapprochement des classes. — Pour l’humanité, c’est la fusion desnations et des races au sein de la civilisation. — Aperçus historiquessur le développement de la liberté; sur la diminution des distancesentre les classes; sur l’affaiblissement des haines nationales. —L’esprit chrétien a déterminé ces progrès. Il en prépare d’autresencore. — Dans quel cas une modification des institutions socialesmérite le nom de progrès. — Notion du progrès dans la sphère del’économie politique. — Dans cette sphère la liberté et la responsa-bilité ont une figure spéciale. — Condamnation des entraves indus-trielles et commerciales, des monopoles et des privilèges. — Lien quirattache l’économie politique aux principes les plus élevés de la civi-lisation.— Moralité de la richesse. — Le progrès dans l’ordre écono-mique implique le progrès intellectuel et moral. — Enseignementfourni par l’exposition universelle à Londres. — La supériorité