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La monnaie / par Michel Chevalier
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SECTION SIXIÈME

Du cccîîte de métaux qu’on peut admettre dans le système monétaire

d’un État.

CHAPITRE PREMIER

Si la monnaiedevait être composée d’un seul des deux métaux précieux, pourrait-on justifier la préférence exclusive qu’on donnerait à l’un ou à l’autre ?

S’il fallait absolument choisir entre les deux métaux,lequel mériterait la préférence? L’or est plus portatif,c’est un avantage pour les transactions courantes de lavie; il se compte bien plus rapidement, c’est commodepour les payements du commerce. L’or mêlé d’une doseconvenable d’alliage résiste mieux au frottement : le fraisur la monnaie d’or est quatre fois moindre que sur lamonnaie d’argent. On a dit, il est vrai, que 1 gramme d’orperdu valait 15ou 16 grammes d'argent; mais qu’importe,du moment que la monnaie d’un État, lorsqu’elle seraiten or, absorberait 15 ou 16 fois moins de métal qu’en ar-gent. Sur ces deux points intéressants la supériorité estdune du côté de l’or.

Il y a aussi lieu à une observation judicieuse sur la-quelle a insisté lord Liverpool. C’est que dans les pays ri-ches où le commerce est considérable, et où les transactionsdes principaux marchés roulent sur de grosses sommes,l'cr, par le fait de la valeur considérable qu’il recèle sousun petit volume, semble être le métal le mieux approprié