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COURS D’ÉCONOMIE POLITIQUE.
l’extraction soit resté le même après 1835, la masse d’es-pèces monnayées en platine aurait été de 15,000 kilo-grammes à peu près.
Nous avons indiqué plus haut (1) les causes pour les-quelles le platine est, par sa nature même, impropreà faire de la monnaie, et semble devoir l’être toujours, enquelque quantité qu’on l’extraye,à moinsqu’on ne décou-vre un procédé qui permette d’élaborer ce métal à très-peu de frais.
Dans cette tentative du gouvernement russe, on avaitcommis la faute de fixer un rapport entre la valeur d’ungramme de platine et celle d’un gramme d’argent. Onavait adopté celui de 5, 20 à 1. C’était mettre le platineau tiers de l’or.
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CHAPITRE IV
Les notions actuelles sur la nature et le rôle de la monnaie sont la reproductionde celles des peuples grecs.
Nous avons montré, dans le cours des sections qui pré-cèdent, les différents États de l’Europe abjurant l’un aprèsl’autre, à des époques plus ou moins rapprochées de nous,les idées confuses ou plutôt les habitudes coupables desgouvernements du moyen âge, pour adopter une organi-sation monétaire plus vraie, .plus juste, plus en rapportavec les principes d’une saine économie politique. Il neconvient cependant pas de supposer que ce progrèsconstate un grand pas en avant dans le développe-ment des intérêts moraux et matériels de la civilisa-tion. Loin d être un fruit de la science et de la phi—
(1) Section I, chapitre v.