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La monnaie / par Michel Chevalier
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COURS D’ÉCONOMIE POLITIQUE.

cote des lingots d’or et des lingots d’argent. Dans lestransactions privées, l’or aurait circulé à prix débattuou selon les conventions que les parties, dans leurliberté, auraient faites antérieurement. Dans le cours dela délibération du conseil des Cinq-Cents, la commis-sion retira ces deux articles en annonçant qu'elle pré-senterait un projet de loi spécial, afin de régler la valeurdes pièces d’or, qui du reste devaient toujours être de10 grammes au titre de neuf dixièmes. Le projet futainsi voté le 4 floréal an VI avec ces deux articles demoins, et il alla de là au conseil des Anciens sous le nomde résolution qui était le mot consacré par la Constitutionde l’an III.

Le con seil des Anciens examina la résolution avec l’in-térêt qui s’attache naturellement à toute loi sur les mon-naies; elle donna un soin particulier aux dispositions quiconcernaient l’or.

La circulation des pièces d’or était une affaire impor-tante parce que c’est avec l’or, métal essentiellementportatif, que se faisaient tous les payements en foire,et par conséquent le commerce du bétail, objet si néces-saire à l’alimentation publique. La commission du con-seil des Anciens n’hésitait pas sur les idées fondamentalesque consacrait une fois de plus le projet du conseil desCinq-Cents, à savoir : 1° l’adoption d’un seul métal pourl’étalon; 2° le choix de l’argent en cette qualité, et parconséquent la subordination de l’or; 3» l’établissementd’un lien intime entre le système métrique et le systèmemonétaire. Quant à l’or, elle regardait aussi comme défi-nitive la disposition de la loi de l’an III portant que lapièce d’or serait de 10 grammes au titre de neuf dixièmesde fin ; elle déclarait que le système consistant à avoir despièces d’or d’un poids fixe, dont la. valeur varierait, étaitaujourd'hui reconnu comme incontestablement préférable