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La monnaie / par Michel Chevalier
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LA MONNAIE. SECTION VII, CHAPITRE I.

à celui dans lequel on aurait de temps en temps à refon-dre les pièces, afin d’en proportionner le poids à une va-leur fixe en monnaie d’argent qui aurait été convenue unefois pour toutes. Mais elle reprochait à l’œuvre des Cinq-Cents de laisser indéterminée jusqu’à nouvel ordre lavaleur de la monnaie d’or par rapport à l’argent. La pro-fesse de faire une loi pour cet objet lui semblait insuf-fisante. Au lieu de promettre cette loi, le conseil desCinq-Cents aurait dû l’apporter toute rédigée* afin qu’ellepût être votée immédiatement. En dehors de cette loi, eneffet, tout ce qu’on faisait était sans portée, et il n’y avaitqu’à s’en tenir à la loi du 28 thermidor an III à laquelle,à vrai dire, la résolution du conseil des Cinq-Cents n’a-joutait rien. La commission des Anciens demandait, etfort justement, que la loi statuât, non pas seulementsur le cours des pièces d’or à venir, mais aussi sur celuides pièces anciennes de la monarchie, les louis d’or, quiétaient en assez grande quantité dans la circulation et qui,en fait d ’or, étaient alors la seule ressource du public. Quantà réglementer la circulation des pièces d’or, la commis-sion des Anciens allait au delà de ce que portaient lesdeux articles, qu’au dernier moment la commission desCinq-Cents avait rayés de son travail ; elle aurait vouluque la valeur des pièces d'or de 10 grammes, telle qu’elleserait fixée chaque année, fût impérative, non-seulementpour les payements à faire entre les contribuables etl’État, ou entre l’État et ses créanciers, mais dans tous lescas. La détermination de cette valeur aurait eu lieu d'après

cours des changes et la variation survenue dans lera Pport de l’or à l’argent chez les principales nations de1 Europe.

Éans ces circonstances, le conseil des Anciens n’ayantpas la faculté d’amender les projets de laloi, et, à plus fortecaison, d’introduire des dispositions nouvelles comme celle