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COURS D’ÉCONOMIE POLITIQUE.
qui aurait eu pour objet de régler la valeur des piècesd’or, la commission, par l’organe de son rapporteurM. Cretet (1), proposa et le conseil des Anciens vota le re-jet delà résolution.
Tel était l’état des choses lorsque la question moné-taire fut reprise sous le Consulat. Alors, comme en 1789,et sous la Convention et le Directoire, on était vivementpréoccupé des abus auxquels avait donné lieu la fabri-cation des monnaies sous l’ancien régime. On attachaitle plus grand prix à mettre fin à ces variations incessantesqui avaient tant de fois dérangé et renversé les fortunesprivées et même agité l’État. On voulait introduire dansle système monétaire de la France la fixité et l’inva-riabilité, et c’est pour cela qu’on s’appliquait à lier étroi-tement le système monétaire au système des poids etmesures qu’on considérait comme une institution immua-ble. D’ailleurs, tout comme précédemment, on étaitunanime à vouloir un seul étalon et à préférer l’argentpour cette attribution, ce qui entraînait nécessairementla subordination de l’or. A l’égard de ce dernier métal,jusque-là on avait voulu, par respect pour le système mé-trique, que la pièce d’or fût d’un nombre rond de gram-mes, et même du nombre décimal par excellence, lenombre dix , mais comme on n’était pas parvenu à s’en-tendre encore sur la combinaison la plus efficace pourobtenir la circulation de ces pièces de monnaies, il étaitfacile de prévoir que cette question allait être reprise.
L’élaboration de la loi du 7 germinal an XI s’ouvrit,avons-nous dit, par un rapport détaillé de Gaudin auxConsuls de la République. Ce document reproduisait, avecune grande fermeté, tout ce qui avait été dit, de 1789jusqu alors, au sujet de la fixité à donner au système
(1) Plus tard gouverneur de la Banque et puis ministre de l’intérieur.