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La monnaie / par Michel Chevalier
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LA MONNAIE. SECTION VII, CHAPITRE II.

établies une fois pour toutes. 11 résulte des termes du pre-mier rapport de M. Bérenger qu’il s’était prononcé, lui,pour la première de ces solutions; mais la section desfinances préféra la seconde. Au dernier moment, cepen-dant, l’opinion de Gaudin prévalut; il fut décidé qu onaurait des pièces de vingt et de quarante francs qui porte-raient ce nom, et l’article 16 de la loi, parlant de cespièces, dit qu’il y aura « sur le revers deux branches d’o-livier au milieu desquelles on placera la valeur de lapièce. »

Cherchons les motifs de la détermination qui prévalut àla véritable source, dans les rapports de Gaudin. Nous ygagnerons de savoir catégoriquement les idées que s’élaitfaites ce ministre, interprète du gouvernement en cetteaffaire, sur l’avenir de la monnaie d’or qu’on allaitfabriquer. Par sa position, comme par la pente natu-relle de son esprit, Gaudin, avant tout, se plaçait aupoint de vue qu’il supposait être le plus pratique. 11 tenaitmoins à la rigueur des principes que la section des finan-ces, et il reprochait à celle-ci de puiser ses opinions dansles livres, au lieu de consulter l’expérience, qui, disait-il,se trompe rarement. A ce point de vue donc, il trouvaitun grand inconvénient à fabriquer des pièces d’or qui nefissent pas un nombre rond de francs; il estimait que ceserait une grande incommodité pour le public qu’on nepût « changer une pièce d’or sans recevoir toute sorte deni enue monnaie » et qu’on fût obligé, lorsqu’on aurait àfaire un compte où figureraient des pièces d’or, « de re-courir à la plume ou au crayon.» A cette objection, la sec-fion des finances répondait que ce serait un bien plusIP'and inconvénient de recourir, comme le proposait Gau-d'n, à la refonte des pièces d’or, toutes les fois que la va-^ eur relative du métal aurait éprouvé quelque variation,fi u à ce compte on serait toujours à les refondre, puisque