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La monnaie / par Michel Chevalier
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SECTION HUITIÈME

La monnaie considérée tous le rapport de la fabrication.

CHAPITRE PREMIER.

Du titre des monnaies. — De leur poids.

L’or et l’argent, lorsqu’ils ne sont pas alliés à quelqueautre métal, sont beaucoup plus sujets à s’user par le frot-tement. Comme les pièces de monnaie sont dans unmouvement perpétuel, la perte est sensible sur la masse,et, pour la diminuer, il est indispensable d’associer lesmétaux précieux à une certaine proportion d’alliage. C’estle seul moyen de conserver pendant un certain laps detemps une monnaie correcte de poids. Avec une mon-naie facile à user, non-seulement la perte est plus grandedans le même laps de temps, mais encore elle est inégale,parce que les pièces ne circulent pas autant les unes queles autres et ne sont pas toutes soumises aux mêmesépreuves. Par ces motifs, on s’est de toute part rallié ausystème qui consiste à allier le métal précieux, or ou ar-gent, avec une certaine proportion, nécessairement faible,d’un autrë métal qui lui donne de la dureté. Cette pra-tique est devenue aisée depuis que les progrès de la mé-tallurgie ont permis de mesurer, avec une exactitudesuffisante, la dose d’alliage, et de la rendre sensiblementuniforme pour toutes les pièces (1).

(b En France, sous l’ancien régime, la tolérance de titre s’appelaitle remède d'alloi.