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COURS D’ÉCONOMIE POLITIQUE.
binaison garantit l’intérêt public, sans être rigoureuse-ment irréprochable en elle-même; car, absolumentparlant, il n’est pas équitable que celui qui est le pro-priétaire de la pièce, au moment où elle est reconnuepar la Banque comme faible de poids, réponde pour tousceux qui l’ont précédé et entre les mains desquels lapièce s’est successivement usée. Mais la modicité de 1®perte que chacun peut supporter ainsi et l’uniformité dutraitement qui est fait aux différentes personnes en rap-port d’affaires avec la Banque, constituent une excusequ’on peut trouver suffisante en faveur de l’expédient-Plus la fabrication de la monnaie se perfectionnera,plus on pourra réduire la latitude de la tolérance de ft aîdont il a déjà été parlé, par conséquent moins il y aurade reproches à faire à cet arrangement.
Les personnes qui ont contribué à préparer la loi fran-çaise du 7 germinal an XI, inclinaient vers une dispositionsemblable. On a déjà vu ce que pensait Bérenger, parrapport à la monnaie qui serait fabriquée à l’avenir, laproposition qu’il avait faite d’une tolérance de frai, etl’accueil fait à cette proposition par Gaudin. Quant à 1®monnaie ancienne, qui ne remontait pas à une date recu-lée, la monnaie d’or notamment (celle-ci était de 1785),Gaudin s’est expliqué, dans son rapport aux Consuls, de 1®façon la plus catégorique. On y trouve un chapitre in* 1 'tulé : Question de savoir si les frais de fabrication des esp e ”ces et matières qui seront apportées aux Monnaies, pour ètt erefondues ou retirées de la circulation, doivent être àcharge du gouvernement. 11 se prononce pour la négative etémet l’opinion que cette dépense incombe aux particu-liers. Il en donne plusieurs raisons qu’on peut qualifiéd’administratives, car elles sont principalement tirées desinconvénients qu’aurait le système opposé, au point de vu ede la commodité et de la responsabilité de l’adminish®'