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La monnaie / par Michel Chevalier
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LA MONNAIE. SECTION VIII, CHAPITRE VIII. 293

Pkces d’argent de toute origine, ou même de 1 un et de1 autre métal en lingots. On constatait ce que la massedéposée par chacun formait de métal. En divisant laquantité de métal par le poids convenu pour 1 unité dela monnaie de compte, on avait la connaissance certaine,

6n monnaie de compte, du dépôt qu’il avait effectué.

Chacun était crédité, sur les livres de la Banque, d unesomme, en monnaie de compte, égale à son dépôt. Lespayements s’effectuaient de l’un à l’autre par un simpletransport du compte du débiteur au compte du créan-cier. C’est ce qu’on appelle le compte courant et le vi-rement.

La première de ces banques, dans l’ordre des dates, futcelle de Venise. Son origine se compliqua d’une autrecause, une dette que la ville avait contractée envers descitoyens. Elle fut fondée à titre de corporation avec cer-tains droits, attributions et privilèges, en compensation duprêt que ces citoyens avaient fait à l’Étal. On y tenait lescomptes en grosses livres (lire grosse). La grosse livre n’é-tait qu’une monnaie imaginaire, mais elle était exacte-ment définie. La Banque de Venise n’a cessé d’existerqu’en 1797, à la chute même de la république.

Barcelone eut sa banque de dépôt au quatorzième siècle,Oênes au commencement du quinzième, Hambourg etAmsterdam au dix-septième. La monnaie de compte decette dernière était le florin de banque. La Banque^'Amsterdam a vécu jusqu’à la conquête de la Hollandeh a F l’armée française en 1793. On découvrit alors quek* Banque avait pris, sur les dépôts qui lui étaient confiés,üne somme considérable pour la prêter aux États deHollande et de Frise; ce qui prouve que les institutionsce genre doivent, même dans les pays où il y a le pluse probité, être astreintes, pour leur propre sauvegarde, àa c^gle d’une publicité périodique qui fasse connaître