la MONNAIE. SECTION IX, CHAPITRE II. 323
les actes de la production^ ). De là, une certaine tendance àaccroître chez nous, plus que de raison peut-être, la quan-tité des métaux précieux ou de l’un d’eux. Cette tendancecependant n’a jamais par elle-mêmeque des effets bornés etpassagers, parce que de toutes les marchandises, les mé-taux précieux sont les plus mobiles. L’argent et l’or, lors-qu ils ne sont pas occupés quelque part, tendent à ensortir. Quand ils sont notablement en excès eu égard à1 organisation du mécanisme des échanges, le cours duchange tourne avec force, et ils s’en vont de préférenceaux autres marchandises, en contrariant la sortie de cel-les-ci et en s’y substituant.
Une fois sorties, ces sommes, si elles ont quelque dif-ficulté à rentrer immédiatement sous la forme d’autresmarchandises, restent provisoirement dehors à l’état decapital en placement. Les personnes qui font le commercespécial des métaux précieux, les changeurs et les ban-quiers, sont des cosmopolites qui n’ont pas d’objection àavoir des capitaux à l’étranger. C’est même indispensableà leurs opérations.
L’effet d’un tarif protecteur est d’entraver l’exportationfies productions de l’industrie nationale en proportion dela gêne qu’on a apportée à l’importation des productionsétrangères, plus que d’engorger le pays de métaux pré-cieux. En tout cas, ce n’est point en inventant des restric-ll °ns nouvelles, spécialement applicables aux métauxPrécieux, c’est par la liberté, et par elle seule, que l’on
(') Ainsi notre tarif excluait, par l’exagération des droits qu’il portait,® ,r barres et l’acier en barres, qu’on peut considérer comme des^atières premières, car quelle est la branche de l’industrie manufactu-<! * e ne s en sert pas? Même après les changements que notre tarifaloin dï* depuis le traité de comraerce avec l’Angleterre, nous sommessatisf a - * fe ’ ^ Pd S ar d de ces deux articles importants, dans une situationfranrh SanUi ‘ Nous n ’Y serons que quand ils auront été entièrement af-ls de droits.