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La monnaie / par Michel Chevalier
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326 COURS D’ÉCONOMIE POLITIQUE.

des arts métallurgiques et mécaniques. Au lieu de cher-cher à faire disparaître ces imperfections par des moyensappropriés, quelques personnes alors émirent l’avis dechanger absolument le système entier. Un projet de loi futprésenté, à l’effet de faire fabriquer les monnaies pour lecompte de l’État, sous les yeux du gouvernement, par undirecteur qui en fût l’agent direct ; on s’étayait de l’exem'pie de l’Angleterre.

L’exemple semble très-concluant en effet. En Angle'terre, la tendance constante est de faire exécuter pa rl’industrie privée tout ce qu’il est possible. Si donc I egouvernement anglais persiste dans le système qui fait dudirecteur de la Monnaie de Londres un fonctionnaire pü'blic, par les soins duquel le monnayage s’opère en régi®»à plus forte raison, disait-on, chez les nations où l’État agardé de plus vastes attributions, doit-il convenir d’in'troduire la même pratique.

Mais il faut juger le système en soi. Or, on ne voit pa squelles garanties il offre que nous n’ayons ou ne puis'sions avoir avec le nôtre, et il n’est pas impossible d’ysignaler des inconvénients qui ne se présentent pas cheznous.

En 1839, il était constaté que les monnaies françaisesétaient imparfaites, mais l’imperfection pouvait être in 1 'putée à l’État aussi bien qu’aux directeurs entrepe e 'neurs; car c’était l’État qui avait négligé d’exercer unesurveillance suffisante, et qui avait toléré des abus quandson devoir était d’y mettre fin. Les procédés, les méca'nismes et les appareils des hôtels-des-monnaies n’étaientrestés mauvais que parce qu’il n’avait pas été signifié ans-directeurs qu’ils eussent à les changer; qu’autrement il sen supporteraient toutes les conséquences, c’est-à-dff equ’on rejetterait inexorablement toute pièce de monnaiequi ne serait pas en parfaite conformité avec la loi.