LA MONNAIE. SECTION IX, CHAPITRE III. 331
annuelle à la charge de l’État était de 1,329,000 lr.(52,700 livres sterling) (1), ou, dans la supposition laplus favorable à l’administration, de 1,110,000 fr.(44,038 livres sterling). C’est exorbitant. On a calculé( i u e c’était l’équivalent d’un peu moins d un demi pourcent sur l’or, et de 2 1/8 pour 100 pour l’argent (2), tousfrais à la charge du gouvernement, sans parler de ceuxqui grevaient indirectement les particuliers, pendant que,en France, tout ce que payent les particuliers, détenteursde métaux précieux, se réduit à 2 millièmes pour l’or, 3/4de l pour 100 pour l’argent (3), sans que l’État fournisserien par delà les frais généraux. Pour achever le tableaudes imperfections que présentait, il y a un certain nombred’annéés, l’administration de la Monnaie à Londres, di-rai-je que les déchets et les soustractions y montaient à7 dix-millièmes des matières employées (4) ?
L’administration monétaire de la Grande-Bretagneappelait donc une réforme complète. La commission admi-nistrative qui a fait l’enquête de 1848 a présenté le pro-gramme d’une organisation nouvelle avec laquelle seraitmaintenu le système de la régie de l’État.
Ce projet d’ailleurs changeait notablement l’ancien étatdes choses. Le maître de la Monnaie serait devenu ce qu’ildoit être, le directeur effectif de l’administration. Les°pérations étrangères au monnayage auraient été inter-
(0 Sur cette somme,il faut dire que 8,662 liv. sterl. représentent lesR'ais de poursuite contre les faux-monnayeurs qui contrefont beaucoupmonnaie d’argent. En France et partout, ces frais ne sont pas à lac 'iarge de l’administration spéciale des monnaies. Mais, en retranchantcette somme, il reste encore 44,038 liv. sterl.
(2) Enquête de 1848, page 87 de la première partie du volume.
, Les frais généraux sont ou étaient, avant le 24 février 1848, de' fr. e n France, pour l’ensemble des établissements monétairesn ° m bre de sept. En Angleterre, où il n’y a qu’un seul hôtel-des-'(rt'/ï’ 68 ’ Repassaient 400,000 fr. à la même époque.
n Wte dei84S, page 97 de la première partie du volume.