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La monnaie / par Michel Chevalier
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330 COURS D’ÉCONOMIE POLITIQUE,

sation du monnayage, en Angleterre, respecte moins quecelle de la France, la liberté des transactions. La libertéde l’industrie est d’un prix assez grand pour qu’on s abs jtienne d’y porter aucune atteinte, à moins d’une néces-sité parfaitement constatée.

En outre, l’hôtel-des-monnaies de Londres était caraC'térisé, à l’époque où se firent les deux enquêtes que nû® 5avons eu occasion de rappeler ici (1837 et 1848), par cer-tains inconvénients qui se perpétuent bien plus dans I e5régies de l’État que dans l’industrie privée. Ces enquêtamontrent, en effet, un directeur qui ne peut diriger rien,des subordonnés qui se sont peu à peu constitué une i®'dépendance que l’autorité a fini par reconnaître, desdevant ouvriers (les monnayeurs) qui se sont organiséen corporation close et, à la faveur du tarif consentpar le gouvernement, se sont fait une véritable op ü 'lence. On y voit l’hôtel-des-monnaies de l’État tra® 5 "formé en un atelier privé où le fondeur en titre (meUfait l’affinage pour son compte. Le gouvernement, 9®”quel semblaient pleinement livrés les ateliers mo®^'taires, était si peu le maître à rhôlel-des-monnaiesq® e ’lorsque arrivèrent à Londres les lingots d’argent r e "mis par le gouvernement chinois, après la guerre d e1842, et qu’on voulut les faire affiner pour en retirer ®® eassez forte proportion d’or, il fut impossible de s’ente®^ reavec le fondeur qui exigeait du gouvernement une p r ® lieexcessive, et ces lingots finirent, en partie au moins, P al )venir à Paris afin d’y être soumis au départ (1). Les de®^enquêtes ont clairement établi que la Monnaie dedres était un des établissements monétaires qui trav®^laient le plus chèrement. Pour une fabrication moyen Iie3 1/2 millions sterling, dont 3 millions en or, la dép e ® s

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(i) Enquête Je 1848. Rapport du sous-secrétaire de la trésorerie, P 1