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La monnaie / par Michel Chevalier
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338 COURS D’ÉCONOMIE POLITIQUE.

neret de frapper la monnaie. Un moulinet, qui remplaçaid’une manière remarquable la main de l’homme, fut établidans la Tour de Londres. Ce moulinet était mis en mouve-ment par des chevaux. Les ingénieurs modernes le consi-déreraient sans doute comme une machine faible et gros"sière ; les pièces qu’il produisait néanmoins passaient pourles meilleures de l’Europe. 11 n’était pas aisé de les contre'faire, et comme leur forme était d'une rondeur parfaite)comme, de plus, leurs cordons portaient l’empreinte d’un elégende, il n’y avait pas à craindre qu’on les rognât. Le smonnaies fabriquées au marteau et celles qui étaient f a 'briquées au moulinet circulaient ensemble. On les rece-vait indistinctement dans les caisses de l’État, et, p® rsuite, dans les payements entre particuliers. Les final 1 'ciers de cette époque semblent avoir été pénétrés de cetteidée que la nouvelle monnaie, qui était excellente,tarderait pas à remplacer l’ancienne qui était fort dégra'dée. Pourtant, il suffit du simple bon sens pour compr eirdre que, là où l’État traite sur le même pied la monn alPparfaite et la monnaie inférieure, ce n’est pas la premi® rCqui exclura l’autre de la circulation, mais bien elle qui ePsera exclue.

«Surle sol anglais, une monnaie rognée était aussi bi ePadmise que la monnaie fabriquée au moulinet, danspayement des taxes ou des dettes. Mais une couronne f abriquée au moulinet, dès quelle avait été jetée dan s ^ ecreuset ou qu’elle avait traversé la Manche, acquérait 111finiment plus de prix que la couronne rognée.

« On pouvait donc prédire avec assurance, autant d amoins que l’assurance est permise quand il s’agitchoses qui dépendent de la volonté de l’homme, q l,e gpièces inférieures resteraient sur le seul marché où eavaient chance d’atteindre les mêmes prix que les Pces supérieures, et que les pièces supérieures prendra^

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