LA MONNAIE. SECTION IX, CHAPITRE IV. 339la. même forme ou s’enfuiraient dans le lieu qui pourraitleur faire tirer quelque avantage de leur supériorité.
« Mais ces considérations si naturelles échappèrent engénéral aux politiques de cette époque. Ils ne revenaientpoint de leur surprise que le public fût assez fou pourfaire usage de la monnaie inférieure de préférence à labonne. En d’autres termes, ils s’étonnaient que personneRe voulût payer 12 onces d’argent quand 10 faisaient1 affaire. Le cheval de la Tour continuait à tourner le raa-Rége, le moulinet continuait à fournir des charges d’ex-cellente monnaie, et cependant cette monnaie disparais-sait aussi vite qu’elle se montrait. On en fondait, on enexportait, on en mettait en réserve des masses considéra-bles, mais on trouvait h peine une pièce nouvelle dans lacaisse d’une boutique, ou dans le sac de cuir que le fer-mier rapportait chez lui de la foire aux bestiaux. Dans lesrecettes et les payements de l’Échiquier, la monnaie fa-briquée au moulinet n’excédait pas 10 schellings par 100livres, lin écrivain de celle époque cite le cas d’un mar-chand qui, sur une somme de 35 livres, ne reçut qu’uneseule demi-couronne en argent fabriquée au moulinet.Cependant les ciseaux des rogneurs étaient constammentR l’œuvre. D’un autre côté, les faux-monnayeurs se niul-bpüaient et prospéraient, car plus la monnaie courante6ti nt de qualité inférieure, plus on l’imitait facilement. »
Les précautions à prendre en pareil cas sont à peub r ès les mêmes qui ont été indiquées pour le cas où ils a git de maintenir la monnaie dans l’état correct. OnPeut établir que les monnaies anciennes qui restent mê-ées à la nouvelle émission, ne circuleront plus qu’en* ai son û e i eur p 0 ids. On peut encore attribuer auxRRÇiennes monnaies un cours calculé sur la perte moyenneH u elles ont éprouvée. Le premier expédient est incompa-ra ement le meilleur, il est niême le seul bon, pour les